Stefan Zweig (1881-1942)

Marie Stuart


  • Ce qui est clair et évident s’explique de soi-même, mais le mystère exerce une action créatrice. (p.IX - introduction)

  • En réalité, ce sont les évènements qui servent de mesure de l'âme:.. (p.XIII - introduction)

  • Hélas! en politique chaque fois, sans exception, qu'une idée claire et logique apparaît, elle est compromise par de folles combinaisons. (p.24)

  • De tout temps la politique a été la science de l'absurdité. (p.26)

  • C'est toujours la passion qui dévoile à une femme son caractère, c'est toujours dans l'amour et dans la douleur qu'elle atteint sa véritable mesure. (p.37)

  • Il y a dans la vie de chaque homme des fautes irréparables. (p.43)

  • Dans la politique et dans la vie, les demi-mesures et les hypocrisies font toujours plus de mal que les décisions nettes et énergiques. (p.43)

  • Mais la raison et la politique suivent rarement le même chemin et ce sont peut-être ces occasions manquées qui donnent à l'histoire son caractère dramatique. (p.62)

  • Le premier indice qui dénote une politicien clairvoyant, c'est avant tout de ne pas chercher à atteindre ce qui est inaccessible. (p.76)

  • Toujours, les hommes qui prétendent combattre pour Dieu sont les plus insociables de la terre; parce qu'ils croient entendre des messages divins, leurs oreilles restent sourdes à toute parole d'humanité. (p.82)

  • Ce sont toujours les lois innées propre à l'individu qui créent ou détruisent sa vie. (p.191)

  • Vouloir juger un homme subjugué par la passion serait aussi absurde que de demander des comptes à un orage ou traduire en justice un volcan. (p.214)

  • C'est une règle constante que les dernières passions se nourrissent et s'accroissent de toutes celles qui les ont précédées. (p.216)

  • Mais rien ne peut sauver celui qui a voulu son malheur; les dieux n'acceptent pas les sacrifices absurdes. (p.300)

    (Editions Bernard Grasset . Dans le Livre de poche. Traduit de l'Allemand par Alzir Hella))


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Le Monde d'hier


  • Seul ce que je veux moi-même conserver a quelque droit d'être conservé pour autrui. (p.13)

  • .. le siècle de la sécurité devint l'âge d'or des assurance. (p.16)

  • A l'égard de tous les records d'adresse ou de vitesse, j'en suis demeuré inébranlablement au point de vue du shah de Perse qu'on voulait persuader d'assister à un derby et qui répondit avec sa sagesse d'Oriental : "A quoi bon ? Je sais bien qu'un cheval peut courir plus vite qu'un autre. Il m'est indifférent de savoir lequel." (p.79)

  • Mais c'est seulement dans les années de la prime jeunesse qu'on identifie le hasard avec la destinée. Plus tard, on sait que la véritable orientation d'une vie est déterminée du dedans. Si bizarrement, si absurdement que notre chemin semble s'écarter de nos voeux, il finit pourtant toujours par nous ramener à notre but invisible. (p.212/213)

  • J'aimais mon travail et c'est pourquoi j'aimais la vie. (p.415)

  • ..j'étais forcé de me souvenir sans cesse de ce que l'avait dit des années plus tôt un exilé russe : " Autrefois, l'homme n'avait qu'un corps et une âme. Aujourd'hui, il lui faut en plus un passeport, sinon il n'est pas traité comme un homme."
     Er de fait, rien peut-être ne rend plus sensible le formidable recul qu'a subi le monde depuis la Première Guerre mondiale que les restrictions apportées à la liberté de mouvement des hommes et, de façon générale, à leurs droits. Avant 1914, la terre avait appartenu à tous les hommes. Chacun allait où il voulait et y demeurait aussi longtemps qu'il lui plaisait. Il n'y avait point de permissions d, point d'autorisations, et je m'amuse toujours de l'étonnement des jeunes, quand je leur raconte qu'avant 1914 je voyageais en Inde et en Amérique sans posséder de passeport, sans même en avoir jamais vu un. (p.476/477)

  • Fanatique de la vérité, mais en même temps parfaitement conscient des limites de toute vérité - il [ Sigmund Freud ] m'avait dit un jour "Il n'y a pas plus de vérité à cent pour cent que d'alcool à cent degés"... (p.488)

    (Editions Belfond. Lu dans le Livre de Poche n° 14040 . Traduit de l'Allemand par Serge Niémetz)


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dernière mise à jour : 16/11/2009 version: 06/07/2002