Paul Valéry (1871-1945)

Variété (I et II)


  • Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles. (La crise de l'esprit - première lettre - et première phrase)...

  • ..Et nous voyons maintenant que l'abîme de l'histoire est assez grand pour tout le monde. (idem)

  • .. Les grandes vertus des peuples allemands ont engendré plus de maux que l'oisiveté jamais n'a crée de vices. (idem)

  • L'Europe est avant tout la créatrice de la science. Il y eu des arts dans tous pays, il n'y eut de véritables sciences que d'Europe. (p.47)

  • L'ordre pèse toujours à l'individu. Le désordre lui fait désirer la police ou la mort. (Variété II, p.177)

    (Editions Gallimard 1924 Collection Folio/essais)


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Regards sur le monde actuel


  • Le temps du monde fini commence. (p.23)

  • Toute politique implique (et généralement ignore qu'elle implique) une certaine idée de l'homme, et même une opinion sur le destin de l'espèce, toute une métaphysique qui a du sensualisme le plus brut jusqu'à la mystique la plus osée. (p.34)

  • L'histoire justifie ce que l'on veut. Elle n'enseigne rigoureusement rien, car elle contient tout, et donne des exemples de tout. (p.40)

  • La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. (p.59)

  • L'idée que nous sommes libres dilate l'avenir du moment. (p.379)

  • Prenons garde d'entrer dans l'avenir à reculons. (p.381)

  • Que jamais revivant ce qui est aujourd'hui ne te vienne à l'esprit cette lourde parole:
    A quoi bon (p.382)

    (Editions Gallimard.1945. Collections Idées)



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