Ernest Renan (1823-1892)

Souvenirs d'enfance et de jeunesse


  • La supériorité de la science moderne consiste en ce que chacun de ses progrès est un degré de plus dans l'ordre des abstractions. (p.9)

  • On ne doit jamais écrire que de ce qu'on aime. (p.10)

  • Le but du monde est le développement de l'esprit, et la première condition du développement de l'esprit, c'est la liberté. Le plus mauvais état social, à ce point de vue, c'est l'état théocratique, comme l'islamisme et l'ancien Etat pontifical, où le dogme règne directement d'une manière absolue. (p.11)

  • Au fond je sens que ma vie est toujours gouvernée par une foi que je n'ai plus. (p.21)

  • ..il y a une chose à laquelle la femme tient encore plus qu'à être aimée, c'est qu'on attache de l'importance à l'amour. (p.33)

  • ...Il disait souvent que la valeur des hommes est en proportion du respect qu'ils ont eu pour leur mère. Il nous donnait à cet égard des règles excellentes, que j'avais du reste toujours pratiquées, comme de ne jamais tutoyer sa mère et de ne jamais finir une lettre à elle adressée sans y mettre le mot respect. (p.115)

  • Qui a passé des années au port d'armes à la façon allemande est mort pour les oeuvres fines, aussi l'Allemagne, depuis qu'elle s'est donnée tout entière à la vie militaire, n'aurait plus de talent si elle n'avait les juifs, envers qui elle est si ingrate. (p.123)

  • ...la vraie civilité française, je veux dire celle qui s'exerce, non seulement envers les personnes que l'on connaît, mais envers tout le monde sans exception. [J'ajouterai même envers les animaux. Il me serait impossible de manquer d'égards envers un chien, de le traiter rudement et avec un air d'autorité.] (entre [ .. ] est en note dans le texte) (p.220)

    (Librairie Générale Française.1992 Collection Livre de Poche)



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