Samuel Pisar (1929 - )

Le sang de l'espoir


  • Faudra-t-il que chacun passe par un Auschwitz ou un Hiroshima ? Ou ceux qui n'ont jamais connu qu'une vie normale peuvent-ils aussi comprendre que les sacrifices nécessaires pour faire face aux problèmes cruciaux sont bien moindres qu'ils ne le supposent; tandis que les risques encourus à négliger un seul d'entre eux sont infiniment plus grands qu'ils ne l'imaginent. (P.27)

  • Horreur démentielle à l'état brut, Treblinka, Maidanek et Auschwitz étaient dans une catégorie à part [je souligne] : la fin du monde, la fin de la création. Pas plus comparables aux goulags que les ghettos de Harlem et de Watts, aux taudis de Soweto ou aux favelas du Brésil. Le massacre de My-Lai et même le bombardement d'Hiroshima et de Nagasaki n'approchent pas le délire de mort qui ravagea les camps d'extermination nazis. (p.70)

  • La règle fondamentale, qu'il faut avoir à chaque instant à l'esprit, si l'on veut tenter de survivre: ne jamais admettre, ou laisser paraître, le moindre signe d'infirmité, ni de faiblesse. (p.78)

    (Edition Laffont 1979). Edition de poche



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dernière mise à jour : 17/06/2001 version: YF-06/2001