Blaise Pascal (1623-1662)

Pensées


  • Deux excès: exclure la raison, n'admettre que la raison (P.3)

  • La vraie éloquence se moque de l'éloquence, la vraie morale se moque de la morale;... (P.24)


  • Se moquer de la philosophie, c'est vraiment philosopher. (P.24)

  • C'est une sphère infinie dont le centre est partout, la circonférence nulle part. (P.84)

  • Qu'est ce un homme dans l’infini ? (P.84)

  • Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ? Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre tout et rien. (P.84)

  • Le silence éternel de ces espaces infinis m'effraie. (P.91)

  • Le plus grand philosophe du monde, sur une planche plus large qu'il ne faut, s'il y a au-dessous un précipice, quoique sa raison le convainque de sa sûreté, son imagination prévaudra. (P.67)

  • L'affection ou la haine change la justice de face. (P.104)

  • Nous avons un autre principe d'erreur, les maladies. (P.104)

  • Notre propre intérêt est encore un merveilleux instrument pour nous crever les yeux agréablement. (P.104)

  • Personne ne parle de nous en notre présence comme il en parle en notre absence. (P.130)

  • Tous les hommes se haïssent naturellement l'un l'autre. (P.134)

  • Le moi est haïssable. (P.136)

  • Curiosité n'est que vanité (P.146)

  • Description de l'homme : dépendance, désir d'indépendance, besoin. (P.160) (voir pensée 199)

  • Peu de chose nous console, parce que peu de chose nous afflige. (P.175)

  • Le nez de Cléopâtre : s'il eût été plus court, toute la face de la terre aurait été changé. (P.180)

  • Conditions de l’homme : inconstance, ennui, inquiétude. (P.199) ( voir pensée 160)

  • ... j'ai découvert que tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos, dans une chambre. (P.205)

  • La tyrannie consiste au désir de domination, universel et hors de son ordre. (P.244)

  • L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature; mais c'est un roseau pensant. Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d'eau, suffit pour le tuer. Mais, quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue, puisqu'il sait qu'il meurt, et l'avantage que l'univers a sur lui, l'univers n'en sait rien. (P.264).

  • Ce n'est point de l'espace que je dois chercher ma dignité, mais c'est du règlement de ma pensée. (P.265)

  • La justice sans la force est impuissante; la force sans la justice est tyrannique. (P.285)

  • La continuité dégoûte en tout;.. (P.319)

  • Il est dangereux de trop faire voir à l'homme combien, il est égal aux bêtes, sans lui montrer sa grandeur. Il est encore dangereux de lui trop faire voir sa grandeur sans sa bassesse. Il est encore plus dangereux de lui laisser ignorer l'un et l'autre. Mais il est très dangereux de lui représenter l'un et l'autre.
    Il ne faut pas que l'homme croie qu'il est égal aux bêtes, ni aux anges, ni qu'il ignore l'un et l'autre, mais qu'il sache l'un et l'autre. (P.328)

  • L'homme n'est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l'ange fait la bête. (P.329)

  • ...Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas: si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. (P.451)

  • Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment. (P.474)

  • Le coeur a ses raisons que la raison ne connaît point;.... (P.477)

    (Dans le livre de poche. Edition Gallimard de 1936. Texte établi par Jacques Chevalier)



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