Stanley Milgram (1933-1984)

Soumission à L'autorité

A propos de la soumission à l'autorité: illustré dans le film "I comme Icare"


  • La disparition du sens de la responsabilité personnelle est de très loin la conséquene la plus grave de la soumission à l'autorité. (p.25)

  • Mais rien n'est plus dangereux que de subordonner un acte à son contexte sans se préoccuper de ses conséquences humaines qui peuvent être d'une portée incalculable. (p.26)

  • Sur le plan psychologique, il est facile de nier sa responsabilité quand on est un simple maillon intérmédiaire dans la chaine des exécutants d'un processus de destruction et que l'acte final est suffisamment éloigné pour pouvoir être ignoré. (p.28)

  • Au-delà d'un certain point, l'émiettement de la société en individu exécutant des tâches limitées et très spécialisées supprime la qualité humaine du travail et de la vie. (p.29)

  • De tous les principes de la morale, le plus universellement admis est l'obligation absolue de ne pas faire souffrir un innocent sans défense qui ne représente aucun danger pour qui que ce soit. Tel est l'obstacle que nous dresserons sur le parcours de l'obéissance. (p.31)

  • A une très grande majorité, les gens font ce qu'on leur dit de faire sans tenir compte de la nature de l'acte prescrit et sans être réfrénés par leur conscience dès lors que l'ordre leur paraît émaner d'une autorité légitime. (p.233)

  • Quand j'ai conçu cette expérience, mon postulat a prioro était que tout participant avait la liberté d'accepter ou de rejeter les diktats de l'autorité. C'est là un point de vue qui tient compte de la dignité humaine dans la mesure où il reconnaît à chacun la capacité de décider lui-même de son comportement. Et comme nous avons pu le constater, beaucoup de sujets ont délibérement choisit de ne pas se conformer aux ordres de l'expérimentateur, preuve éclatante de l'existence de certains idéaux chez l'homme. (p.243)

  • La psychologie sociale moderne nous apprend en effet une lecçon d'une importance capitale : dans la plupart des cas, ce qui détermine l'action de l'être humain, c'est moins le type d'individu qu'il représente que le type de situation auquel il est confronté. (p.253) (C'est la dernière phrase du livre)


    (Editions Calmann-Levy 1974 Traduction de l'mérican par Emy Molinié)


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dernière mise à jour : 02/03/2010 version: YF-01/2001