Mendel Mann (1916-1975)

La chute de Berlin

Il faut lire sa trilogie:Aux portes de Moscou, Sur la Vistule, La chute de Berlin


  • Sept cents ans de civilisation ? Et qu'a-t-elle donné au monde ? Auschwitz, Maidanek! (p.104)

  • - Les Allemands ne vous ont pas seulement massacrés, il ont aussi détruit l'équilibre psychologique de chacun des survivants juifs. Vivre avec vous deviendra une chose impossible pour qui n'est pas juif. (p.106)

  • ...le moindre mouvement vers la jeune fille lui délierait les mains et déchaînerait sa passion. Il le voulait, tout en y résistant. Lorsqu'il ferma la porte derrière lui et se retrouva dans le couloir sombre, il était plein de dépit contre lui-même. (p.208)

  • « Mon Dieu, pensa Menahem, que l'amour et le viol sont proches l'un de l'autre!... » (p.216)

  • ...Le nazisme qui s'est acharné sur vous, a légué au monde l'antisémitisme, et le feu de la haine fait rage dans un vide où vous n'êtes déjà plus. (p.232)

    (Calmann-Levi.1960. Traduit du Yiddish par E et J.Fridman)

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  • Extrait d'un article de Edgard Reichman paru dans Le Monde daté du 3 septembre 1975 (p.12 colonnes 5/6) à l'annonce de sa mort le 1 septembre 1975) :

    ...Par ses sources littéraires il appartient à la culture russe. Par sa nationalité, il appartient à Israël, par ses goûts à la France. Mais en fait Mendel Mann n'est ni juif, ni israélien, ni slave, ni français. Peut-être tout à la fois, et encore plus un Européen ayant su exprimer, sur l'arrière-fond folklorique judéo slave, la tragédie qui a failli anéantir notre continent.

    ...Mendel Mann avouait volontiers que, tout en n'étant pas tout à fait un croyant, il se sentait profondément enraciné dans la culture juive. Sa vraie terre était le livre, la Thora était sa patrie.




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