Stanislav Jerzy Lec (1909-1966)

Nouvelles pensées échevelées


  • L'homme n'est pas censé ignoré la loi. Mais la loi n'est pas censée non plus ignorer l'homme. (p.36)

  • N'ouvre jamais ta porte à ceux qui, de toute façon, l'ouvrent sans ta permission. (p.37)

  • Il faut tout sacrifier à l'homme. Seulement, pas les autres hommes. (p.39)

  • De très nombreux secrets m'attendent dans la vie: parviendrai-je à les garder ? (p.48)

  • Il a commis un meurtre: il a tué un homme ! L'homme en lui. (p.60)

  • Entre en toi-même sans frapper! (p.61)

  • Il faut avoir beaucoup de patience pour apprendr à être patient. (p.67)

  • Réfléchis avant de penser! (p.70)

  • Une enveloppe vide, mais cachetée, contient elle aussi un secret. (p.72)

  • Quand aucun vent ne souffle, même les girouettes ont du caractère. (p.72)

  • Si vous ne connaissez pas les langues étrangères, vous ne comprendrez jamais le silence des étrangers. (p.73)

  • Des actes qui n'ont pas eu lieu entraînent souvent une absence catastrophique de conséquences. (p.96)

  • La faiblesse personelle est aussi dangereuse que la violence d'autrui. (p.119)

  • Pour être soi-même, il faut être quelqu'un. (p.127)

  • Les vrais élus n'ont pas le choix. (p.129)

  • La technique atteindra un tel niveau de perfection que l'homme pourra se passer de lui-même. (p.131)

  • Dans leur curriculum vitae, beaucoup passent sous silence leur inexistence. (p.134)

  • Souvenez-vous, l'homme n'a pas le choix: il doit être un homme! (p.136)

  • L'humanité fait quand même des progrès. les responsables de génocides sont jugés de façon de plus en plus humanitaire. (p.137)

  • Quand il faut sonner l'alarme, sonne, même si tu n'occupes pas l'emploi de sonneur! (p.144)

  • A ceux qui se taisent on ne peut enlever la parole. (p.156)

  • Difficile de marcher la tête haute sans prendre un air supérieur. (p.162)

  • La bêtise ne dépasse jamais les bornes; où qu'elle pose le pied, là est son territoire. (p.174)

  • Difficile de fermer les yeux sur ceux qui nous bouchent la vue. (p.178)

  • Un vrai ennemi ne te laissera jamais tomber. (p.183)

  • Même quand la bouche se ferme, la question reste ouverte. (P.183)

  • Connais-tu le mot de passe pour entrer en toi-même. (p.190)

  • Accepter des lauriers, c'est divulger les mensurations de sa tête. (p.193)

  • Quelle honneur quand un bâillon est couvert de miel. (p.194)

  • Il n'est permis de prolonger la vie humaine que quand on abrège ses tourments. (p.201)

  • Quel est le destin de l'homme ? Etre un homme. (p.202)

  • Parfois c'est l'alibi qui constitue justement le crime. (p.208)

  • Soyez autodidactes, n'attendez pas que la vie vous donne des leçons. (p.213)

  • Celui qui maîtrise la langue garde souvent le silence. (p.232)

  • Il faudrait avoir une centaine d'yeux pour pouvoir les fermer sur tout. (p.234)

  • Refusez qu'on vous impose la liberté de parole avant la liberté de pensée! (p.244)

  • Quand j'aurai perdu mon sens de l'humour, on me proclamera philosophe. (p.249)

  • On aurait parfois besoin de souffleurs qui souffleraient ce qu'il ne faut pas dire. (p.250)

    (Les Editions Noir et Blanc. 1963. Rivages poche/Petite Bibiothèque.Traduit du polonais par André et Zofia Kozimor)



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