Françoise Giroud (1916-2003)

Leçons Particulières.


  • «Si tu avances, tu meurs; si tu recules, tu meurs. Alors pourquoi reculer ? » (p.11; Devise des guerriers zoulous)

  • Préférer sa propre fin à sa déchéance, qui n'y souscrirait quand l'échéance est abstraite ? Mais, sur l'obstacle, souvent l'animal se rebelle. (p.12)

  • Vieillir est abject. (p.16)

  • Ne jamais écraser : ce pourrait être une devise.
    Ne jamais se laisser écraser: une résolution. (p.26)

  • On ne peut enseigner le courage. C'est affaire de viscères. Mais on peut enseigner qu'il faut en avoir. (p.37)

    (Librairie Arthèmes Fayard, 1990, Dans le livre de poche)


Françoise Giroud (1916-2003)

On ne peut pas être heureux tout le temps


  • La vie m'a appris que la résignation est, en règle générale, l'attitude la plus stérile que l'on puisse adopter. Donc je combats ! (p.10)

  • Le grave, d'ailleurs, n'est pas de ne plus allumer le désir, c'est de ne plus en éprouver soi-même. (p.15)

  • Une dépression, ce n'est pas une simple baisse du régime, ni une névrose, ni une angoisse avec quelques larmes aux yeux. C'est une maladie. On commence par perdre le sommeil, et puis on ne veux plus rien. Ni quitter son lit, ni se laver les dents, ni se nourrir, ni faire le minimum de ce qu'exige le quotidien de la vie - rien. Et on rumine. (p.17)

  • Je crois, moi, qu'aucune technique ne changera les hommes. Ils sont programmés pour tuer, et d'ailleurs ils n'ont fait que ça depuis la nuit des temps.... (26/27)

  • L'acquisition de la connaissance est le plaisir royal de la vie. (p.27)

  • Ce n'est pas avec l'intelligence et encore moins avec de la culture qu'on conduit sa vie privée. C'est avec ses tripes. Les romantiques diront avec son coeur, les libertins avec son sexe - comme vous voudrez. (p.27)

  • Le question [n'est pas là. ] est dans la représentation que l'on se fait de soi. D'ailleurs c'est la question de toute la vie. Non pas : qui suis-je ? mais : comment me vois-je ? (p.29)

  • La notoriété (...) vous donne l'impression, après laquelle court toute homme et toute femme, d'être "reconnu". (p.42)

  • La foi ne peut être qu'intolérante, impérieuse, intransigeante, vibrante, ou bien elle n'est pas. (p.6O)

  • Ce qui disparaîtra, avec le journal imprimé, c'est l'analyse la réflexion, le commentaire, la distance, les éléments de connaissance non immédiatement utilisables, ce qui participe de la culture.. Il n'y aura plus de demande pour un tel journal. En règle générale, tout ce qui dépassera dix lignes sera incommestible pour les jeunes lecteurs de demain. Déja aujourd'hui... (p.89) [ Note YF :écrit en 2001 ! )

  • On exprime toujours quelque chose avec ses vêtements (p.104)

  • Attention! l'égalité, dans un couple, ne vient pas avec le temps. Elle doit être posée aux premières minutes du premier jour. L'hiabitude vien au premier geste, dit Platon. Cela vaut pour toutes les relations humaines. (p.128)

  • Quand on a le temps pour tout, on ne fait plus rien. Le travail structure, l'absence de travail déstructure, j'en suis convaincue. Le loisir à foison n'est pas l'idée que je me fais du bonheur d'être. (p.158)

  • Une citation de Jean-Monnet dans ses Mémoires, qui pourrait être profitable à tant d'entre nous : "Il n'y a pas de limite, sinon celles de la resistance physique, à l'attention que l'on doit apporter à ce que l'on fait si l'on veut réellement aboutir." (p.174 [note YF: je souligne)]

  • Faire changer de coiffeur à un homme est plus difficile que de le faire changer de femme. (p.191)

  • On aime toujours ce que l'on change chez les autres. (p.191)

  • C'est l'une des rares certitues que m'a apportée l'expérience d'une vie : il faut croire, certes, croire en soi. (p.220)

    (Editions Arthèmes Fayard, 2001 dans le livre de Poche)



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dernière mise à jour : 16/05/2016 version: YF/06/2003