Epicure (-341 à -270)

Lettre à Ménécée


  • Il faut donc méditer sur ce qui procure le bonheur, puisque, lui présent, nous avons tout, et, lui absent, nous faisons tout pour l'avoir. (p.217 - § 122)

  • Habitue-toi à penser que la mort n'est rien par rapport à nous; car tout bien - et tout mal - est dans la sensation: or la mort est privation de sensation. (p.219 - § 124)

  • Car il n'y a rien de redoutable dans la vie pour qui a vraiment compris qu'il n'y a rien de redoutable dans la non vie. (p.219 - § 124)

  • Sot est donc celui qui dit craindre la mort, non parce qu'il souffrira lorsqu'elle sera là, mais parce qu'il souffre de ce qu'elle doit arriver. Car ce dont la présence ne nous cause aucun trouble, à l'attendre fait souffrir pour rien. Ainsi le plus terrifiant des maux, la mort, n'est rien par rapport à nous, puisque, quand nous sommes, la mort n'est pas là, et, quand la mort est là, nous ne sommes plus. (p.219 - $ 125)

  • ...c'est une même étude que celle de bien vivre et de bien mourir. (p.219 - $ 126)

  • Le plaisir est le principe et la fin de la vie bienheureuse. (p.219 - $ 129)

    (PUF. Juillet 1987. Texte établi et traduit par Marcel Conche)


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Sentences Vaticanes


  • La nécessité est un mal, mais il n'y a aucune nécessite de vivre avec la nécessite. (p.249 - $ 9)

    (PUF. Juillet 1987. Texte établi et traduit par Marcel Conche)



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dernière mise à jour : 21/11/2009 version: YF:08/2003