Page dédiée à la mémoire de ma mère Frieda Frisch, née Wildstein (1920-1996) dont les parents Bluma et David, la soeur Fanny et le frère Charles sont morts dans les camps nazis, déportés d'Anvers en aout 1942.    Affichage Raw [Yves Frisch]
Peter Diener (1930- )

Le journal d'une folle [2001]


  • La mémoire pour moi, c'est comme l'oxygène pour les poumons. C'est la vie. La vie présente n'existe pas sans le passé. (p.26)

  • Ce n'est pas contre la mémoire que je devrais pester, mais contre la vérité du passé. Oh, si je pouvais la modifier! Mais elle est une forteresse inexpugnable. (p.29)

  • La mémoire n'est qu'une indiscipline de l'oubli. (p.35)

  • L'oubli ne me délivrerait pas du poids de la mémoire. Ce qu'il me faudrait c'est un AUTRE passé. Un passé "B" niant le passé "A". "A" comme Auschwitz, comme la première lettre de l'alphabet de la souffrance.... (p.53)

  • La souffrance physique est la seule propriété inaliénable de chacun et chacune. (p.61)

  • Oh! la naïveté de Dostoïevski. il croyait que la souffrance physique aurait détourné l'attention de la victime de l'attente de la mort... ... Comme il avait tort concernant la souffrance physique! Et je ne parle même pas de cette différence non négligeable: les bagnards de son temps étaient condamnés pour des crimes, nous autres de l'Holocauste étions condamnées par des criminels. Oui, notre siècle est celui des crimes sans châtiment. (p.81-82)

  • J'aime Dostoïevski, même s'il m'agace souvent. De plus il était antisémite. Bof! Si tout les antisémites avaient été comme lui, on n'en serait pas là! (p.90)

  • Ma mémoire à moi est une blessure qui ne se cicatrice jamais. (p.117)

    (Editions de l'Aube,2001. Traduit du hongrois par l'auteur en collaboration avec Antoine Seel)



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dernière mise à jour : 18/02/2007 version: YF-11/2001