André Chouraqui (1917- )

L'amour fort comme la mort (une autobiographie)


  • Plongé dans notre univers de pleine signification, nous étions si bien mariés aux réalités dont nous étions les porteurs que nous nous rendions à peine compte du scandale que nous incarnions aux regards de nos voisins d'Aïne-Témouchent, chrétiens et musulmans. (p.70)

  • Je cessais d'être une infirme, un paralytique pour devenir un handicapé : les portes de la vie pouvaient s'ouvrir devant moi. (p.83)

  • (sur son père)...,sa conduite religieuse était rigoureuse pour lui-même, mais très libérale pour les autres, à commencer par ses enfants. (p.87)

  • (rappel historique:)... décret Crémieux, le 24 octobre 1870 : les juifs deviennent des citoyens français. voir anecdote sur son père à ce propos (p.92)

  • ... Même à l'heure où Hitler triomphera en France, l'antisémitisme de nos voisins chrétiens ne dépassera jamais les limites de ce que l'on appelle la "décence". [YF: c'est moi qui souligne !!!] (p.93)

  • Je commençais à comprendre que l'aventure de la vie était inexplicable. (p.152)

  • «André, sa vie durant, ne connaîtra qu'un échec, celui de ne jamais échouer» avait dit à mes frères je ne sais lequel de mes professeurs à demi ironique. (p.158)

  • voir anecdote intéressante sur un texte préparer par AC qu'il voulait lire devant la classe , et réaction du professeur : "André vous avez bien travaillé. Je vous donne dix-huit sur vingt pour votre travail. Maintenant nous vous entendons" (p.165)

  • De Bergson à Lustiger, innombrables sont les Juifs qui ont préféré la conversion à la fidélité judaïque. Pour moi le problème se posait en d'autres termes : ma route n'était pas celle que mes convertisseurs me proposaient. Elle n'était ni meilleure ni pire : elle était différente. (p.193)

  • J'avais assez de décence pour savoir que Dieu n'était ni juif, ni chrétien, ni musulman : ... (p.203)

  • On connait sans doute cet apologue hassidique :
    - M'aimes-tu ?
    - Oui.
    - Sais-tu ce qui me fait souffrir ?
    - Comment le saurai-je ?
    - Alors comment peut-tu dire que tu m'aimes ? (p.370)

    (Editions Robert Laffont - Pocket)



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