Ferdinando Camon (1935-....)

La maladie humaine


  • Les mots ne peuvent dire ce que dit le silence. (p.36)

  • L'homme est une mouche prise dans une toile d'araignée, de symboles, chacun de ses gestes secoue la toile entière. (p.40)

  • ..l'avant et l'après de la la névrose sont aussi l'avant et l'après de la religion: en amont, une immense culpabilité; en aval, une interminable expiation. (p.41)

  • Pas d'analyse qui ne soit analyse de la peur de la Mort et de l'Abandon, parce qu'il n'est pas de problème humain qui ne soit le problème de la Mort, dans lequel est inclus le problème de l'Abandon. (p.63)

  • La névrose est une expiation. Comme toutes les souffrances permettent d'expier, l'idéal de la névrose est d'assumer toutes les maladies. Névrose et sainteté vont de pair. (p.66)

  • Il est difficile d'être une femme, toutes s'en plaignent. Il est impossible d'être un homme, aucun n'y parvient. (p.114)

  • Chaque fois que j'essaie de cacher quelque chose, tout ce que je dis s'y rapporte. (p.130)

  • Le silence est à la communication, ce que la chambre noire est à la photographie: Le lieu où l'on développe la photo. (p.143)

  • Ce orgueil d'être soi et ce refus d'être autre que soi constitue le principal obstacle à la guérison, autrement dit à l'analyse. (p.190)

  • Dans le monde, l'homme parle pour se confirmer: il n'y a que lui. En analyse, l'homme parle pour se démentir: il y a autrui. (p.211)

    (Editions Gallimard. Dans la collection Folio)


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dernière mise à jour : R25/12/2004 version: YF/12/2004